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Notre immunité est un peu notre gardienne du corps...

Hippocrate affirmait que toute maladie commence dans l’intestin. Presque 2500 ans plus tard, les chercheurs travaillant sur les causes des maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes, dont l’incidence ne cesse de croître dans les pays industrialisés, s’intéressent à nouveau à cet organe. L’intestin abrite un autre élément fondamental, tant sur le plan immunitaire que digestif : le microbiote. Depuis notre naissance, cet ensemble de micro-organismes gagne en maturité sous l’influence du système immunitaire et réciproquement, jusqu’à atteindre un niveau de tolérance, une interdépendance et une étroite collaboration dans la défense de l’organisme face aux pathogènes et aux toxines.

C’est pour cette raison qu’un déséquilibre du microbiote (également appelé « dysbiose »), associé à des carences ou des intolérances alimentaires, peut entraîner des modifications de la perméabilité de la barrière intestinale et favoriser ainsi les intolérances alimentaires, les allergies, les maladies auto-immunes.

Ce phénomène favorise une « fuite » des pathogènes et des toxines qui activent l’immunité et déclenchent une inflammation, pouvant évoluer vers une forme chronique. Divers facteurs sont responsables de déséquilibres chroniques ou de phénomènes auto-immuns dans la région intestinale. Parmi les éléments qui contribuent à cette rupture de la tolérance immunitaire, on trouve par exemple des carences nutritionnelles, une alimentation pro-inflammatoire, ou l’abus de médicaments, certaines infections ou encore le stress.

Pour réparer la barrière intestinale, rétablir l’homéostasie et retrouver un équilibre entre tolérance et activation, il faut utiliser une approche thérapeutique multimodale et synergique. En attendant les résultats d’examens, qui détermineront la stratégie thérapeutique à mettre en place, le patient peut adopter diverses mesures alimentaires qui lui permettront d’améliorer son état de santé. Dans ce domaine, il faut éviter les carences en nutriments essentiels et établir un régime de rotation avec macération préalable des aliments afin d’améliorer le fonctionnement de l’estomac.

 Cependant, il y a quelques consignes à suivre, quelques points de départ valables pour n’importe quelle inflammation intestinale chronique : il faut, d’une part, favoriser un mode de vie sain, avec des temps de repos, de sommeil et d’activité physique suffisants, et d’autre part, réparer et régénérer la barrière intestinale avec l’aide de minéraux, de vitamines et d’acides aminés nécessaires.

Il peut donc être utile de compenser les carences en macro- et micronutriments, notamment en vitamines A, D3, C, B9 et B12, et en oligo-éléments comme le magnésium, le zinc et le sélénium. Si l’on souhaite traiter l’origine de l’inflammation, il faut de toute façon s’attaquer au désordre immunitaire sous-jacent. La micro-immunothérapie permet de réguler le système immunitaire de manière non-invasive et progressive, en favorisant dans ce cas l’auto-tolérance et en rétablissant l’équilibre nécessaire à la régénération du microbiote et de la paroi intestinale. 

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